Arboristes Mag - Numéro 18

Délierrage viaduc Ardèche CHANTIER Afin de garantir une sécurité optimale, deux parties distinctes avaient été définies : l’ancrage sur l’édifice et l’équipement en paroi. Concernant l’ancrage, il incluait les fixations des barrières au sol ainsi que les rails. Les rails étaient sécurisés avec une sangle TEXORA 100 kN ou un câble acier WIRE STROPE, un mousqueton 50 kN et un multiplicateur d’amarrages permettant de répartir la charge sur deux cordes. Pour les barrières, l’ancrage était réalisé au sol à l’aide d’une TEXORA ou WIRE STROP, ou de deux sangles 22 kN fixées à la barre inférieure, avant de connecter le multiplicateur d’amarrages. Les deux cordes de travail, issues du multiplicateur, étaient fractionnées pour le passage de la rampe grâce à deux nœuds de huit. Chacune était équipée de sangles 22 kN et de mousquetons trilock, assurant ainsi une redondance de sécurité. Ces cordes semi-statiques de 10,5 mm permettaient un travail sécurisé le long des arches, l’une servant de corde de travail et l’autre de corde de sécurité avec l'antichute mobile. Avant de commencer, il était essentiel de vérifier que les cordes arrivaient bien au sol et que des nœuds étaient réalisés à leurs extrémités. TECHNIQUE DE TRAVAIL UTILISÉE Pour garantir la sécurité des travailleurs, ces derniers étaient équipés de harnais cordistes ASTRO ou VECTOR Y, d’un descendeur RIG ou SPARK sur le pont central, et d’un antichute mobile ASAP ou FUZZ. Afin d’optimiser le confort, chaque personne disposait d’une sellette. L’accès à la zone se faisait en enjambant la barrière, puis le délierrage s’effectuait en descendant. Une fois arrivés en bas, les travailleurs remontaient à pied. Pour atteindre les lierres sous les arches, une corde était tendue horizontalement en dessous, servant de main courante tout en maintenant les opérateurs sur leur corde de travail. Crédit photo : Nicolas ANSOURIAN Installation de la sangle TEXORA autour des rails Crédit photo : Nicolas ANSOURIAN Pour les travaux de délierrage, des outils spécifiques étaient utilisés : des raclettes pour les jeunes pousses en haut des lierres, des hachettes pour les découper et les détacher, des écorçoirs avec manches télescopiques pour atteindre les lierres sous les arches, ainsi que des sapies pour les extraire du sol. SPÉCIFITÉ DES VIADUCS Les quatre viaducs concernés par ce chantier font partie de la ligne ferroviaire ROBIAC/LE TEIL, qui a été ouverte en 1870 et fermée en 1969. Ces viaducs ont une importance historique et font partie du patrimoine industriel de la région. Entre 1992 et 2012, la section déclassée de la ligne, entre Saint-Jean-le-Centenier et Vogüé, a été utilisée par le train touristique de l'Ardèche méridionale, avant que l’exploitation ne soit suspendue en 2012. Trois des viaducs conservent encore leurs rails d’origine, et les quatre possèdent leurs barrières métalliques d’origine. MATÉRIEL ET ÉQUIPEMENTS 50 Mag

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