Arboristes Mag - Numéro 3

FORMATIONS Que faites-vous aujourd'hui ? Poursuite d'étude ? Travail ? Ismaël CHIPPRET : Aujourd’hui mon contrat d’apprentissage n’est pas encore fini, je travaille donc dans une entreprise plutôt de paysagisme, où l’aspect esthétique entre autres, est assez im- portant. Ce qui n’est pas toujours en accord avec mes principes. Mais j’ai déjà trouvé mon futur poste : tout s’est fait par le bouche à oreille, différentes personnes m’ont recommandé auprès d’une entreprise à Besançon. Je vais donc travailler là-bas, et ça me motive bien ! C’est un bel endroit, et je vais pouvoir grimper de super beaux arbres, c’est chouette. Laurat DREZET : Aujourd’hui je travaille avec mon conjoint dans son entreprise Agile Grimpe en Haute-Saône. Je me suis tota- lement réorientée et je ne fais vraiment que de l’élagage. Mais j’aimerais aller un peu plus loin dans les formations, être ex- perte arboricole*, pouvoir effectuer des diagnostics grâce à des connaissances en biologie plus poussées, travailler davantage la lecture de l’arbre, etc. Tout ça m’intéresse particulièrement. Il n’y a pas une formation en particulier pour ça, mais plusieurs petites formations qui permettent d’accumuler les différentes connaissances pour ensuite pouvoir travailler sur cet aspect du métier. D’ailleurs, toute cette théorie en biologie me permettrait d’être vraiment complémentaire au travail de mon conjoint, qui est plus axé sur la pratique. L’objectif reste de pouvoir intervenir de manière toujours plus juste. Pierre MATHIS : Avec l’entreprise qui m’a accueilli en alternance, il était déjà convenu qu’il n’y aurait pas de poste ensuite. En fin de formation j'ai donc commencé à chercher un poste, et j’ai rapide- ment trouvé une entreprise pour m'accueillir début juillet. L’en- treprise qui est à 3 minutes de chez moi, n’avait pas d’élagueur dans son équipe, j’y suis allé un peu au culot proposer ma candi- dature. Il se trouve qu’ils cherchaient justement à se développer dans l’élagage mais ne trouvait pas de personne disponible dans le coin et faisait appel à des sous-traitants jusqu’à présent. C’est donc une création de poste, une aubaine pour tous les deux. L’entreprise a déjà une liste de clients mais grâce à ce nouveau poste on va pouvoir rentrer plus de chantiers d’élagage. Etant seul élagueur, je vais travailler sur les chantiers avec un des sala- riés comme homme de pied. Le but est de tous les faire travailler au fur et à mesure des chantiers pour trouver la personne qui se plaira le plus dans le poste et répondra au mieux au besoin. Jonathan SERRES : Grâce mon diplôme je suis devenu aide Conducteur de travaux, c’est une belle évolution : gérer une équipe, un chantier, les demandes de devis, etc... La formation m’a beaucoup apporté pour ces aspects du travail, apprendre à étudier l’environnement des chantiers, avoir un regard élargi sur les risques et la sécurité. Maxime RIVES : Aujourd'hui ça fait 4 ans que je grimpe. J'ai d’abord travaillé dans une grosse entreprise à Bordeaux, et de- puis 2 ans je me suis mis mon compte et j’ai créé mon entreprise Origin’Arbo. Je travaille uniquement avec d'autres arboristes- grimpeurs, diplômés d'états, qui partagent la même déontolo- gie que moi, le même respect pour les arbres et qui ne courent pas après l'argent. Je ne me fais pas de publicité, je fonctionne au bouche à oreille, ce qui me laisse une liberté de pouvoir dire oui ou non certains travaux. Il n'y a pas besoin d'avoir beaucoup de matériel, mon sac à dos et mes tronçonneuses me suffisent. Ça me permet aussi de bou- ger loin et de voir du pays. Je loue un camion ou un broyeur si besoin. Je fais seulement ce qu'on m'a appris, j’essaie de suivre une éthique. Lorsque l'on est dans l'arbre, on est seul, on prend toutes les décisions et c'est ça qui est génial. Ecouter son corps et avoir une bonne hygiène de vie est primordial. L'élagage est vraiment un sport-passion et non un métier-passion. Aurélien SASSOUE : J’ai terminé ma formation en mai, j’ai eu une période de répit de 5 jours et j’ai attaqué un contrat dans une entreprise d’élagage. Au cours des deux derniers mois de formation, j'avais commencé à prospecter un peu partout en France, dans la mesure où je suis mobile, pour pouvoir trouver une entreprise avec une éthique proche de la mienne. Aujourd’hui je suis opérateur au sein d’une équipe et d’une en- treprise qui partagent la même vision des choses que moi. On pratique seulement la taille douce et du démontage seulement si nécessaire. *Le titre d'expert arboricole n'est pas protégé en France, il faut pouvoir attester de compétences acquises au cours des années et de formations continues pour avoir une RC Pro spécifique. Pour plus d'informations : GECAO (Groupement des Experts Conseils en Arboriculture Ornementale) Crédit photo : Tristan KRAFT 57 É TÉ 2021 3

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