Arboristes Mag - Numéro 3

FORMATIONS la flore pour des sites industriels, de la gestion de déchets in- dustriels ou encore pour la dépollution des sols. Jusqu’en début 2020, ou j’en avais marre de rester dans des bureaux... C’est une connaissance proche, élagueur depuis longtemps, qui m’a montré son style de vie et de travail et qui m’a donné envie de travailler au grand air, dans la nature et dans les arbres. Avez-vous suivi la formation en apprentissage ou en continu ? Quels en sont les avantages ou inconvénients ? Ismaël CHIPPRET : J’ai suivi la formation cette année en alter- nance. Etre en alternance est un avantage, ça permet d’apprendre plus vite et d’être mieux organisé sur les chantiers. L’environne- ment est plus stable, on est toujours avec les mêmes personnes, moinsdésorientéet onest plus rapidement efficacedans le travail. Ça m’a permis d’être plus à l’aise aussi pour pouvoir poser plus facilement des questions par exemple, être curieux sans crainte de gêner... J’ai l’impression qu’il est plus difficile de s’engager dans le métier avec la formation continue car il faut à chaque nouveau stage comprendre le mode de fonctionnement de l’en- treprise et s’intégrer, avant de pouvoir penser au métier. Laurat DREZET * : J’ai suivi une formation continue car je bénéfi- ciais de mes droits de formation, donc pour moi ça ne changeait pas grand chose. Alors qu’il nous aurait fallu sortir un salaire si je l’avais fait en apprentissage. C’était plutôt un choix pratique. J’ai effectué mes différents stages dans notre entreprise même si j’aurais peut-être dû faire autrement. Mais comme j’ai déjà travaillé avec pas mal d’autres sociétés, finalement j’ai déjà un aperçu des différentes manières de fonctionner. Et j’espère avoir l’occasion de rencontrer et de travailler avec d’autres arboristes par la suite. Pierre MATHIS : J’ai suivi la formation cette année en alternance et j’ai terminé en juin 2021. Le fait de retourner l’école me fai- sait un peu peur après 5 ans d’exercice professionnel, il fallait apprendre un nouveau métier, je me suis demandé : “Est-ce que ça va vraiment me plaire ? Est-ce que je vais réussir à me remettre dans un cursus scolaire ?” Finalement, il y a beaucoup de pratique, c’est assez peu scolaire, je n’ai pas eu de mal à me remettre dedans. L’année est passée très vite, presque trop ! Jonathan SERRES : J’ai commencé ma formation en alternance en 2019 mais suite à une blessure au pied en décembre, j’ai pu la terminer cette année seulement. Pour moi les avantages de la formation en alternance c’est vraiment d’avoir un pied dans l’en- treprise. Ces périodes permettent de travailler sur des chantiers variés (avec du démontage par exemple) mais aussi de découvrir et prendre conscience des contraintes réelles : devoir être pro- ductif, garder le rythme,... Le revers c’est que pour être productif, on prend moins de temps, on peut assez vite perdre les bonnes méthodes qu’on vient d’ap- prendre en formation et qui ne sont pas encore automatiques. Bien sûr tout dépend du fonctionnement des chefs de chantier, de l’équipe... *Dans la formation suivie par Laura, il y a habituellement 1 à 2 filles chaque année. Cette année, il se trouve que Laura a été la seule. Autre information notable, le Conseil Régional Bourgogne Franche-Comté a financé pour la première fois 8 places adultes et l’intégralité du matériel pour adultes ! Crédit photo : Tristan KRAFT 55 É TÉ 2021 3

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