Arboristes Mag - Numéro 3

FORMATIONS Quel a été votre parcours avant d'entrer en CS taille et soin aux arbres ? Ismaël CHIPPRET : J’ai fait un Bac Sciences et Technologies de l’Industrie et du Développement Durable (STI2D), donc rien voir avec l’élagage. J’ai enchaîné avec un BTS Production Horti- cole en alternance en maraîchage. Le monde du végétal m’a tou- jours attiré. C’est un ami élagueur qui m’a montré le métier, j’ai grimpé avec lui. Me connaissant, il savait que j'aimerai, et en effet la grimpe m’a beaucoup plu. J’ai su à ce moment-là que je voulais faire ça. C’est l'alliance parfaite entre le sport (j’ai fait beaucoup de gymnas- tique, de handball,…) et le végétal, la biologie. C’est tout ce que j’aime et tout ce qui me manquait en maraîchage ! Laurat DREZET : J’ai fait un CAP suivi d’un BPA paysagiste puis j’ai travaillé et repris l’entreprise de paysagisme de mon père du côté de Montbéliard. Finalement j’avais envie de changer du pay- sagisme, je suis partie en Haute-Saône et il se trouve que j’y ai rencontré un arboriste. Il avait fait son CS d'élagage à Châteaufa- rine quelques années avant. Ce n’est pas ce que j’avais prévu à la base mais les choses ont fait que j’ai découvert ça. J’ai bien aimé et visiblement c’était la bonne décision ! Pierre MATHIS : Je suis pompier volontaire depuis l’âge de 16 ans. En parallèle j’ai suivi un Bac Scientifique et, à l'obtention de mon diplôme je suis entré aux Pompier de Paris pendant 5 ans. Ma famille ayant évolué avec l’arrivée d’un enfant, j'ai cherché une reconversion professionnelle et j’ai trouvé le CS. Je voulais travailler en extérieur, ne pas me retrouver dans un bureau, j’avais besoin de bouger un peu et de ne pas être trop loin de chez moi. Quand j’étais pompier j'ai eu l’occasion de travailler avec des cordes, pour des reconnaissances d’appartements, ou des for- mations et notions de sauvetages par exemple. J’ai apprécié les sensations ressenties, je me suis renseigné sur les cordistes. Puis en me documentant un peu, j’ai découvert la discipline de l’éla- gage, et surtout j’ai compris que ça se pratiquait avec des cordes et non pas seulement avec une nacelle comme je l’imaginais, ça a été comme un déclic. Jonathan SERRES : J’ai d'abord fait un Bac Pro Gestion des Mi- lieux Naturels et de la Faune puis un BTS Gestion et Protection de la Nature. Après l’obtention de mon diplôme j’ai travaillé dans l’agence de la Serpe à Bordeaux. Après trois ans, cette agence qui recherchait un élagueur m'a proposé un contrat en alternance et a donc payé ma formation CS. Maxime RIVES : Avant la formation en élagage j'ai passé deux diplômes en gestion et comptabilité, un DUT et un master. C'est pour financer mes études que j'ai effectué quelques travaux sai- sonniers en paysage. Et j'ai beaucoup apprécié ! Je ne me voyais pas rester dans un bureau toute la journée, finalement j'ai suivi une formation d'élagage en apprentissage sur une année. L'élagage est devenue une vraie passion, aujourd'hui je ne vois pas ça comme un métier... Je suis autant passionnée par les arbres que par les nœuds ! Aurélien SASSOUE : Mon parcours est plutôt éclectique : j’ai suivi un cursus d’arts appliqué à Chambéry, mais j’ai réalisé que, même étant fan de dessin, je n’étais pas fan du relationnel avec la clientèle. J’ai commencé à réfléchir à une réorientation, sans forcément m’imposer de contrainte, j’ai eu pas mal de petits bou- lots. Je me suis consacré à mes passions, donc beaucoup d’esca- lade, de montagne... J’ai finalement eu envie de me poser davantage. À l’occasion de boulots à Paris, j’avais déjà vu des élagueurs à l’œuvre, mais je n’avais pas envie d’y aller tête baissée. Je suis donc allé à la ren- contre d’arboristes du côté d’Annecy (d’où je suis originaire), pour échanger sur le métier, m’assurer que ça pouvait correspondre à mon profil, à mes attentes... Quand j’ai senti que c’était le mo- ment, je me suis inscrit en formation. Olivier TORIELLI : J’ai fait une licence de biologie à Lyon, 2 ans de master en école de Commerce et en parallèle un diplôme d’in- génieur agricole en environnement. Un parcours plutôt scienti- fique donc. J’ai travaillé une dizaine d’années dans différentes sociétés de service pour l’environnement, en tant qu’ingénieur d’étude, sur des dossiers et des études d’impact sur la faune et 54 Mag

RkJQdWJsaXNoZXIy MTE2MzM=