COMPARATIF Les lunettes de protection Le métier d’arboriste-élagueur expose les yeux à une combinaison de risques particulièrement sévères : projections de copeaux à haute vitesse, poussières organiques, fragments d’écorce, résine, mais aussi impacts accidentels liés aux outils de coupe comme la tronçonneuse ou le taille-haie. À cela s’ajoutent des conditions environnementales difficiles : humidité, variations de température, travail en hauteur et effort physique intense. Contrairement aux lunettes utilisées dans l’industrie classique, les modèles destinés aux arboristes doivent répondre à des contraintes spécifiques : compatibilité avec le casque et les coquilles, ventilation efficace, traitement anti-buée performant et confort longue durée. Les lunettes doivent également être parfaitement en place pendant les déplacements, les changements d’orientation du corps ou les mouvements rapides de tête. Une monture instable devient rapidement inutilisable, notamment lorsqu’elle interfère avec les coquilles anti-bruit ou le maintien du casque. C’est sur ces points que les progrès techniques ont été les plus marquants ces dernières années. Chez Bollé Safety, le traitement PLATINUM fait aujourd’hui figure de référence grâce à sa capacité à maintenir une bonne visibilité même dans des environnements humides. De son côté, 3M mise davantage sur la légèreté des montures et sur la réduction des points de pression afin d’améliorer le confort lors des longues journées de travail. En grimpe, la chaleur corporelle, l’humidité et l’effort physique créent des conditions particulièrement difficiles. Une lunette qui se couvre de condensation en quelques minutes finit très souvent retirée en cours d’utilisation, ce qui annule immédiatement sa fonction de protection. LE TRAITEMENT ANTI-BUÉE : UN CRITÈRE DETERMINANT PRINCIPAUX RISQUES OCULAIRES • Projection de copeaux de bois à haute vitesse et projections d’huile de chaîne dues à la rotation de la chaîne sur le guide. • Poussières végétales et particules fines générées par la coupe. • Résine pouvant provoquer des irritations ou une gêne visuelle temporaire. • Branches fouettantes lors des déplacements dans la couronne de l'arbre. • Fragments projetés par les taille-haies, broyeurs ou tronçonneuses. • Exposition prolongée aux rayons UV lors des interventions estivales. • Intrusion occasionnelle d'insectes ou de débris végétaux sous les verres. Il faut savoir qu'aujourd'hui la buée constitue l'une des principales causes de non-port des lunettes de protection sur les chantiers. Contrairement à une idée reçue, ce phénomène ne dépend pas uniquement de la température extérieure. Il résulte surtout de l'écart thermique entre le visage, qui produit chaleur et humidité, et la surface interne des verres. Plus l'effort physique est important, plus le risque de condensation augmente. Cette problématique est de plus amplifiée par le port simultané du casque, des protections auditives et parfois d'un tour de cou ou d'un vêtement de pluie. L'air chaud produit par la respiration remonte naturellement vers les verres et favorise l'apparition d'un voile de condensation. Une visibilité réduite de quelques secondes peut suffire à compromettre la précision d'une coupe ou l'appréciation d'un point d'ancrage. Les fabricants ont donc développé plusieurs solutions techniques. Les traitements hydrophiles répartissent l'humidité sous forme d'un film invisible tandis que les systèmes de ventilation favorisent la circulation de l'air autour des verres. Certaines lunettes combinent désormais ces deux technologies afin d'offrir une protection durable même lors des travaux les plus exigeants. COMPARATIF LES LUNETTES DE PROTECTION Crédit photo : 3M Crédit photo : Source Hévéa 36 37 Mag É TÉ 2026 23
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